La maille à son apogée


RADIOGRAPHIE D'UNE PHILOSOPHIE



L'ère du zéro compromis

Les années 1960 ont été le théâtre de la naissance du prêt-à-porter. Un mouvement social qui, à force de temps et d’usage, s’est précisé jusqu’à atteindre, une dizaine d’années plus tard, son apogée. À cette époque de tous les possibles sont apparues de petites entités stylées qui, contrairement aux maisons de haute couture, ont démocratisé les envies de coquetterie. C’est au cœur de cette période d’optimisme et de fertilité que ça va de soi est née. Elle a germé de l’envie de générer une émotion profonde à partir d’un produit vrai, du besoin de mettre au monde des créations qui ont une âme et qui sont si dépourvues de temporel et de superficiel que ni les modes ni les saisons n’ont d’emprise sur elles. Voilà ce qui fut et ce qui demeure le moteur d’Odile et d’Antoine Nasri, ses fondateurs.

Pour l’entreprise familiale qui n’a pas suivi de modèle, pas question d’obéir aux lois des marchés impliquant le renouvellement de ses acquis deux fois par année. On ne recommence jamais à zéro quand on mise sur des matières premières d’exception empreintes d’une profondeur philosophique.

On ne va pas chez ça va de soi pour s’ornementer, on y va pour se ressourcer, pour s’offrir ce que l’on sait supérieur. Pour rester soi. On y va pour faire le choix de ce qui mérite d’être connu, porté et vécu. En faire l’expérience, c’est invariablement y revenir, et parfois même pour y retrouver la même chose. Un pull, un t-shirt, une robe, un cardigan, parce qu’on sait qu’on le trouvera dans la matière noble que l’on préfère, dans la forme qui nous affine et la teinte qui nous éclaire.

Ça va de soi, c’est simple, c’est fonctionnel et c’est durable. C’est basé sur la vraie vie. Sa force majeure réside dans une habileté à capturer toute la nostalgie des coupes qui ont marqué les ans et, avec tout le raffinement qui s’impose, à leur conférer une modernité qui se conjugue au présent, pour longtemps. La démarche est claire, elle ne bifurque pas de sa trajectoire. Entre la collection permanente et les créations d’avant-gardes qui ponctuent les saisons, le fil conducteur jamais ne se rompt.

Un produit ça va de soi ne se fatigue pas. Il ne s’use pas. Il vit, il chemine, il grandit.

Le «Slow-fashion»

À l’instar du slow-food, le slow-fashion n’est pas une nouvelle mode.

Le slow-fashion se veut un retour à l’essentiel, à un art de vivre éthique et intelligent qui respecte l’environnement, bien sûr, mais également la nature profonde de chacune. Rien d’obligé dans cette approche, sinon le plaisir d’être soi, en toute élégance et en tout confort.

Au cœur du slow-fashion, il y a la matière. Une matière naturelle et éthique, d’une qualité supérieure qui résiste au temps. Une matière que l’on décline en créations épurées qui s’imposent par leur élégance et leur perfection et font la place belle à celles qui les portent.

Cette philosophie, ça va de soi la pratique depuis ses tout débuts, voilà près de 30 ans, et a fait siennes ses valeurs avant même la naissance du mot.

Laines et cotons ça va de soi sont choisis parmi les beaux, traités avec grand art par des maîtres, et transformés en pièces essentielles dans des collections toujours actuelles qui n’ont plus rien de saisonnières ni d’annuelles. Les créations de ça va de soi traversent les ans sans que l’on s’en lasse. Il n’est pas rare de croiser au détour d’une rue une femme portant un ça va de soi vieux de dix ans ou de voir nos filles devenues grandes donner à nos cardigans ou robes ça va de soi une seconde vie !

Les boutiques ça va de soi reflètent aussi cette philosophie et s’inscrivent dans une continuité harmonieuse. Nous vous invitons à y redécouvrir l’essence fondamentale du vêtement.